100 ANS AVANT
CHRISTOPHE COLOMB

 

"La légende de Christophe Colomb est gravée dans la roche et l'Histoire de l'Humanité.
Alors il est difficile d'effacer de la mémoire collective presque 500 ans d'enseignement historique."

Et pourtant : ...

                           Après les Vikings ... nos Capbretonnais, Bayonnais et "Basques" :

 

 

Vers 1500 Carte marine terminée par Juan de la Cosa signale le "Passage des Basques " dans les parages du Sud de Terre-Neuve. (Cf. Histoire du port de Bayonne. J.de Croizier).

 "Us et Coutumes de la Mer," d'Etienne Cleirac, ouvrage publié à Rouen en 1647 :

"Les grands profits et facilités que les habitants de Capbreton près Bayonne et les Basques de Guyenne, ont trouvé à la pescherie des baleines ont servi de leurre et d'amorce à les rendre hasardeux à ce point que d'en faire la queste sur l'Océan par les latitudes du monde. A cet effet, ils ont cy-devant équipé des navires pour chercher le repère ordinaire de ces monstres. De sorte que, suivant cette route, ils ont découvert cent ans avant les navigateurs de Christophe Colomb, le grand et le petit banc des morues, les terres de Terre-Neuve, de Capbreton et Bacaléos, où c'est que les mers sont abondantes et foisonnent en baleines ".

 Delamare, dans son "Traité de Police" et, avant lui, R.-J. Valin, dans ses "Commentaires sur l'Ordonnance de la Marine" en 1681, écrivent que l'initiative de la pêche à la morue à Terre-Neuve revient aux Français, principalement aux "Basques de Capbreton" qui découvrirent, cent ans avant Christophe Colomb, l'Amérique Septentrionale.
  

Archives Nationales de la Marine C.528 (f°18). Un mémoire de 1684 attribue aux Basques la découverte des côtes d'Amérique plus d'un siècle avant Colomb ...

 Encyclopédie de Diderot et d'Alembert entre 1751 et 1757

Voici comment on prétend que nos Biscayens du Cap-Breton, près de Bayonne, & quelques autres pêcheurs, ont été engagés à la pêche des baleines. Il paroît tous les ans sur leurs côtes, vers l'hyver, de ces baleines qui n'ont point d'évent, & qui sont fort grasses : l'occasion de pêcher de ces poissons se présenta donc dans leur propre pays, & ils en profitèrent. Ils se contentèrent de ces baleines pendant fort long-tems : mais l'observation qu'ils firent ensuite, que ces monstrueux poissons ne paroissoient dans les mers de ces pays-là qu'en certaines saisons, & qu'en d'autres tems ils s'en éloignoient, leur fit naître le dessein de tenter la découverte de leur retraite. Quelques pêcheurs du cap-Breton s'embarquèrent & firent voile vers les mers de l'Amérique, & l'on prétend que ce fut eux qui découvrirent les premiers les îles de Terre-Neuve, & la terre-ferme du Canada, environ cent ans avant les voyages de Christophe Colomb, & qu'ils donnèrent le nom de Cap-Breton, leur patrie, à une de ces îles, nom qu'elle porte encore.

Edouard Ducéré, vers 1810, dans son "Dictionnaire de Bayonne",

à l'article "Baleines", indique que c'est vers 1372 que les Basques, poursuivant les baleines vers Terre-Neuve, pénètrèrent jusqu'à l'embouchure du Saint-Laurent.

etc.             

        etc.

                etc.


 

Relevé par A.M.Bellenguez

 

 

 

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