La flamme du père Éloi

 Fabien Rabatel SUD-OUEST 23.12.2011


 

  

Claude Éloi avait été le premier à embraser la Torèle, en 2008. Demain, tout le monde aura une pensée pour cette personnalité attachante.

Le père Éloi est décédé le 7 décembre dernier. (photo dr).


Les Capbretonnais qui l'ont connu parlent d'une « personnalité rare », d'une vraie présence, d'un charme et d'un talent qui suscitaient l'empathie. Claude Éloi a quitté ce monde mercredi 7 décembre. Ses proches et ses amis se sont réunis à son domicile, pour lui rendre un dernier hommage et boire un verre à sa santé. « C'est ce qu'il aurait souhaité », commente Jean-Pierre Dufau, le député-maire de la commune.

Les deux hommes se sont bien connus puisque Claude Éloi était élu lors des deux premières mandatures de Jean-Pierre Dufau, en tant qu'adjoint à l'éducation, de 1989 à 1995, puis à la culture de 1995 à 2001. « Il a développé et animé les festivals en complicité avec Claude Charon, autant le conte, les contrebasses que les Déferlantes francophones », continue le premier édile.

Collège Georges-Brassens : Né à Soissons le 20 octobre 1926, l'homme est devenu enseignant, professeur de lettres, ce qui lui a valu de recevoir le titre d'officier des Palmes académiques. Culture et éducation ont guidé toute sa vie. De 1949 à 1959, il est professeur coopérant à Gabès, en Tunisie, où il apprend l'arabe. Il finira sa carrière en France, en région parisienne, en tant que principal adjoint. Pour l'anecdote, il a été le premier à baptiser un collège Georges-Brassens. Dans le même temps, il passe régulièrement ses vacances à Capbreton où il décidera de se fixer avec son épouse, Corinne, en 1983. Toute sa vie, il restera fidèle à la plage du Prévent.

« C'était un monsieur dans le sens où il était reconnu et apprécié », reprend Jean-Pierre Dufau. C'était Claude Éloi, un ami qui savait être très proche des gens. Il vivait le socialisme au quotidien, luttait contre les injustices et vivait dans la fraternité.

Les Capbretonnais se souviennent aussi des textes qu'il rédigeait dans le magazine municipal et titrés « Le Conte du père Éloi », ainsi que la grille de mots croisés qu'il proposait dans chaque numéro. Il fut aussi le premier à embraser la Torèle en 2008, le bûcher que la population enflamme chaque année au moment de Noël. Un hommage public lui sera d'ailleurs rendu demain samedi, à partir de 19 h 30.

Dernière anecdote : Claude Éloi avait fait partie du voyage vers l'île du Cap-Breton, au Canada, en 1992. Il avait écrit un conte sur cette île. « Vraiment, l'humour et la tendresse le caractérisaient », se souvient le député-maire Jean-Pierre Dufau.
 

Tous droits reservés cotesud-histoire 2017 - Site propulsé par IzyWeb - Mentions Légales
  • Haut de page
  • Ajouter aux favoris
  • Gestion du site
  • Imprimer la page
  • Ecrire au webmaster