Henri IV : "Une rue de Capbreton porte son nom" 

LE BON ROI HENRY

et CAPBRETON

 

 

 

 

Capbreton a reçu la visite de Henry IV, futur Roi de France, alors Roi de Navarre.

(Cf."Maison du Rey")

 

 

 

 

 

 

  Collection particulière

 

Henry roi de Navarre, futur Roi de France à Capbreton.


Henry III, Roi de Navarre, Gouverneur et Amiral de Guyenne, Seigneur d’Albret et baron de Seignanx, est venu au moins trois fois à Capbreton.  C’est lui qui deviendra le bon roi Henry, « lou nouste Henric », Henry IV.


Capbreton fut, jusqu’en 1578, l’embouchure de l’Adour. C'est-à-dire un port d’importance et de grande renommée, « la ville aux cent capitaines ».

 Le détournement du fleuve au profit de Bayonne, réalisé par l’ingénieur Louis de Foix donna, et pour longtemps, lieu à des fureurs, des discussions, des représailles et des bagarres homériques entre Bayonnais et Capbretonnais.
Or, dès le printemps 1579, le Roi Henry avait « dépêché ses commissaires députés, s’engageant à venir en personne dès que les circonstances et quelque pause entre deux campagnes lui en donneront le loisir ».

Ce qui fut fait le 22 octobre 1583, date de la première visite que le futur Henry IV,  rendit à Capbreton. Il y loge chez le Jurat Ponteils, capitaine de navire, dans une maison heureusement conservée, appelée depuis « Maison du Rey ».
Il ne vient pas seul. Accompagné de l’historien de Thou et du Prince de Condé, entre autres, et de toute une suite habituelle de soldatesque et de personnalités. Il a bien fallu loger tout ce monde et les trois maisons conservées dans le centre de Capbreton, devant dater de cette même époque, ont reçu aussi les visites de la suite princière.

De Marguerite, l’épouse du Roi, il n’est pas question. Voici un moment que Margot ne supporte plus l’odeur d’ail et de bouc du futur Henry IV. Il s’en suivit ses frasques et ses amours frivoles, faisant écho aux aventures féminines du « Vert-Galant ».

Voici donc les Protestants à Capbreton : Henry de Condé et Henry de Navarre sont des chefs de l’armée huguenote. Quant à l’historien de Thou, c’est un catholique tolérant et pacifique.
La communauté capbretonnaise ne s’embarrasse pas de querelles de clochers et ressent avec espoir et soulagement le soutien et la protection que veut leur assurer le Roi, face aux contestations et aux tracasseries des Bayonnais.

Ceux-ci, non contents d’avoir volé le fleuve, veulent encore s’attribuer la mainmise sur tout le littoral.
Une députation de Bayonnais va, avec aplomb, se présenter à Capbreton avec ces mêmes revendications. Il faut dire que l’endroit et le moment etaient mal choisis par les Bayonnais pour espèrer recevoir un accueil cordial.

 Nous sommes encore qu’à cinq ans, presque jour pour jour du détournement de l’Adour.
Ces visiteurs importuns seront reçus « de façon très sèche », leur montrant combien le Roi Henry, Seigneur d’Albret, « désapprouve totalement l'œuvre de Louis de Foix ». …

Henri de Navarre, amiral de Guyenne, tient à son port de Capbreton qu’il doit absolument conserver pour des raisons militaires.
C’est donc avec liesse qu’il a été reçu et appelé à revenir.
Il revient en effet les deux années suivantes : en novembre 1584 avec Madame sa sœur, puis en avril 1585. Cf le "Recueil des lettres missives de Henri IV", par J. Berger de Xivrey.

Entre temps il a écrit aux jurats et habitants de Capbreton une missive, datée du 4 juin de l'an 1584, et apportée par le capitaine Bertrand Dulac, seigneur de Boutenac, montrant qu'il  protège Capbreton qui lui tient particulièrement à cœur.

Ce document est visible à la MOP de Capbreton, (Maison de l'Oralité et du Patrimoine).

 

 


 
 (Ce texte se trouve au dos de la transcription ci-dessous)
 
 

 


 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis les rapports vont se durcir car, trois ans plus tard, des soldats de la Cie commandée par Du Branar, formée de gens de guerre à la solde du Roi de Navarre, vont attaquer Capbreton et saccager l'église Saint-Jean de Bouret.   

Quant à Henry, il a deja changé d’attitude vis à sis des Bayonnais. Parlant du détournement de l’Adour, il leur dira :« Autrefois j’en fus marri mais à présent j’en suis fort aise »
 
   Neuf ans plus tard, à Saint-Denis,  "Henry" abjure le protestantisme, sa religion maternelle  et peut ainsi entrer dans la capitale comme "Roy de Trance".
 
 
"Ce sera  dimanche", écrivait-il le 23 juillet à sa maîtresse Gabrielle d'Estrées, "que je ferai le saut périlleux"
 
 
 
médaille G.H.Prud'homme  (artiste né à Capbreton)
Henri IV promulgue l'Edit de Nantes
 

 


Il est également question du capitaine (Bertrand) Dulac dans une lettre écrite par Henry en 1585 Au moment où les troupes de la Ligue sévissent.
  « Au capitaine Lacrauste commandant en ma forest de Mauco » (commune de Mont de Marsan).

Le roy de Navarre, vicomte de Marsan.
Cappne Crauste, parce que nous avons commandé au cappne Dulac de demurer en ceste notre présente ville pour regarder à s'employer en plusieurs choses concernans la seureté d'icelle  et le bien de nos affaires et service, nous lui avons entre autre chose ordonné et accordé la quantilé de dix charretées de boys par moys pour son chaufaige, autre que de chesne; a ceste cause nous vous avons bien voulu escrire la présente pour vous mander et ordonner de lui faire dorénavant livrer les dites charretées de boys par chacun moys a commencer du premier' de celui-cy, jusqu'à ce que autrement par nous soit ordonné. De quoi vous serez tenu quicte et deschargé en vertu de la présente que vous tiendres par devers vous, et nous assurant qu'ainsi le feres, nous prions Dieu vous avoir, cappitaine Lacrauste, en sa ste garde.
Du Mont-de-Marsan ce Xle jour d'octobre 1585,
 HENRY.

L’Armorial des familles du Languedoc  nous apprend que Bertrand du Lac. seigneur de Boutenac.(à 23 km de Narbonne), était fils de Jacques du Lac et  de Béatrix de Moncla. Nous en possédons une généalogie un peu plus plus complète (jusqu’en 1303).

Henry de Navarre, futur Henry IV est né au château de Pau, le 14.12.1553.
Ce château  est représenté sur la lithographie ci-dessous, réalisée par Paul Gélibert, père des deux artistes, Jules et Gaston Gélibert, qui avaient adopté Capbreton comme lieu de retraite au début du 19 ème siècle) et ont grandement contribué à orner l’église.

 

Collection particulière

 

 

 

 


 Après la mort de François duc d'Alençon et frère cadet du roi, Henri de Navarre, protestant, devient l'héritier légitime du trône.

 

 Henri III de Navarre, dans sa conquête du pouvoir, entre en vainqueur en ville le 22 novembre 1583.
17 septembre 1583 Pau

(2) Archives des Landes Série AA - Mémoires de 1750.
Statistiques et Topographie de la paroisse de Capbreton. 1829.
Quand l’Adour se jetait à Vieux-Boucau P.Grocq et C.Dubasque
Nlles chroniques de la ville de Bayonne J.B.Bailac
Annales de Capbreton et partie de celles de Bayonne J.M.Bartro
Une alerte à Capbreton Abbé J. Gabarra
Histoire de Capbreton. Maurice Carrière
Cap-Serbum et Labenne » Saint-Jours
L’Armorial des familles du Languedoc 

 

 

 

 

 

 

Du 4 juin de l'an 1584

"Lettre du Roy Henry IV écrite aux jurats et habitans de Capbreton. 

Il n'était alors que Roy de Navarre : Et ce ne fut qu'en l'an 1593 qu'Henry le Grand, aïant abjuré son hérésie, fut couronné Roy de France, à Saint Denis, en présence de plusieurs evêques et de tous les grands de sa Cour."

 

 (Ce texte se trouve au dos de la transcription ci-dessous)

  Archives de Capbreton

 

 

 

 

 

   Neuf ans plus tard, à Saint-Denis,  "Henry" abjurait le protestantisme qui était sa religion maternelle  et pouvait entrer dans la capitale comme "Roy de Trance".

 

 

"Ce sera  dimanche", écrivait-il le 23 juillet à sa maîtresse Gabrielle d'Estrées, "que je ferai le saut périlleux"

 

 

 

 

 

 

médaille G.H.Prud'homme 

Henri IV promulgue l'Edit de Nantes 

 

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