L'ECOMUSEE ferme ses portes en même temps que son créateur, Jacques Farré, prend sa retraite, mais reste notre trésorier! 

Laissons le parler de cet Ecomusée qu'il a créé :

"Installé pendant dix-sept ans au-dessus du Casino, l'écomusée de Capbreton était devenu, aussi bien par ses locaux et que ses supports, obsolète. Il fallait à notre cité un musée digne de ce nom. Les élus l'ont compris et l'ont décidé.
Il devait ouvrir pour l'été 2007.


Il a été édifié ici, au port, en ces lieux où se sont écrites les plus belles histoires de Capbreton, en ces lieux où se sont vécus les drames et les joies, en ces lieux où le coeur des Capbretonnais bat.


Il a diverses facettes puisqu'il se veut l'hiver « maison d'associations », au printemps et à l'automne « outil pédagogique» et l'été « produit touristique » et «vitrine de l'océan ».
Il a été conçu comme un navire, avec pont principal, pont supérieur, proue et poste de pilotage. Le moindre détail architectural est en rapport avec sa thématique : l'Océan. Je vous propose donc d'embarquer à bord de l'écomusée et de vous laisser mener en bateau.


Un musée de la pêche ne peut exister sans poissons. Aussi, tout le rez-de-chaussée ou pont principal est consacré aux aquariums. Les espèces locales présentées ici ont été capturées par les marins capbretonnais. Ils les ont décrochés de leurs lignes, les ont sortis de leurs filets et de leurs casiers. Ceux-là ont donc échappé aux étals de la vente à quai, cette autre particularité de notre port de pêche.
En nous les apportant pour les exposer au musée, les pêcheurs de Capbreton font partager les richesses faunistiques du Golfe de Gascogne. Ils donnent à nos visiteurs l'opportunité, le temps d'une visite, de plonger dans le « monde du silence ».


Au premier étage, sur le pont supérieur, sous le regard protecteur de requins et d'une tortue luth, « animal fétiche du musée », l'espace muséographique décline l'océan sous toutes ses formes.
Il est question de sports et de loisirs nautiques, de faune et de flore, d'histoire locale, de pêche, de météorologie, d'économie? de tant de choses passionnantes !!!
Ce travail a été réalisé par les bénévoles de onze associations landaises ou fédérations, liées au domaine maritime, qui ont voulu transmettre au grand public leur connaissance de cet univers fascinant : l'océan. Ce fut, pour certains,une tâche bien difficile que de synthétiser, sur des panneaux de 2 m x 1 m, la passion de toute une vie.
Le musée partage également avec ces organismes qu'il accueille le même amour de l'océan et la même action de veille environnementale pour les mammifères et oiseaux marins.
Les objets déposés, les récits racontés, les documents communiqués, les secrets dévoilés, les collections offertes, pour être exposés ici, au 1er étage du musée, ont une valeur qui dépasse le simple témoignage : c'est un peu d'euxmêmes qu'ils ont donné.
Le visiteur ne reste pas insensible au fait que ces passionnés nous ont livré ce qu'ils avaient de plus cher et de plus sensible.
Des anonymes, comme vous et moi, ont donné de leur temps pour que ce musée présente également d'imposantes maquettes de bateaux, un poste de pilotage et de nombreuses collections de coquillages, d'instruments, de fossiles et minéraux?.


Ce musée de la pêche qui draine, depuis 18 ans, quelques 10 000 visiteurs annuels, n'est en fait l'oeuvre que d'une poignée d'hommes : bénévoles d'associations, collectionneurs, maquettistes, marins pêcheurs Capbretonnais?
Ces quelques personnes, que je ne citerai pas faute de temps, sont à leur manière des artisans du patrimoine.


Cet Ecomusée réalisé par des passionnés rend hommage à d'autres passionnés. Il raconte leur histoire. Cette histoire est celle de ces hommes embarqués, sur des bateaux de pêche souvent rudimentaires, pour aller gagner leur vie.

Cette histoire est aussi celle de ces femmes qui les ont regardés partir au large. Longtemps après le départ de leurs hommes, elles ont scruté la ligne d'horizon. Elles les ont attendus jours et nuits. Faute de les voir revenir, leur regard s'est alors porté, sur cette statue campée, à l'entrée du port. Elles ont imploré « Estelle de la Ma », la madone protectrice, pour que l'océan leur rende un père, un mari, un fils, un frère, un ami. Cette histoire est celle des « travailleurs de la mer du Golfe de Gascogne », racontée ici, à l'Ecomusée de la Pêche de Capbreton.

Si vous aimez les belles histoires, venez écouter celle-là...

La belle histoire est finie pour le moment. Que nous réserve l'avenir ???

Jacques Farré.

 


 

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